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    November 10

    BIENVENUE...

              25 février 2008

             BIENVENUE A VOUS LES "ANCIENS"              

                                                     Père d'Alzon 01  Le Père Emmanuel d'Alzon (1810 - 1880)

                                          Bienvenue à vous tous qui avez été scolarisés chez les Pères Assomptionnistes et qui ne regrettez pas les années passées à  l'alumnat Sainte Odile de Scherwiller et/ou dans celui du Saint Rosaire de Miribel les Echelles. Si vous vous sentez proches comme moi de la Congrégation des Pères Assomptionnistes, cette grande famille spirituelle fondée en 1845 par le RP Emmanuel D'Alzon (1810 - 1880), ce site devrait vous intéresser. Si vous avez des informations ou des documents qui concernent ces deux alumnats, et que vous aimeriez voir publiés sur ce blog, n'hésitez pas à me les communiquer à l'adresse émail ci'dessous.

               Il n'y a que les initiés qui savent ce qu'est un “alumniste“, et c'est très bien ainsi…!  Ce nom restera à jamais notre "marque de fabrique" !

              L'histoire des “alumnistes” a commencé en 1871 lorsque le RP Emmanuel D'Alzon a fondé son premier alumnat à Notre-Dame des Châteaux, non loin de Beaufort en Savoie, avec ses six premières “cruches“. (Voir la photo ci-dessous). C'est le Père D'Alzon lui même qui avait donné le surnom de "cruche" à ses élèves, car disait-il, à l'instar des six cruches de Cana qui ne contenaient d'abord que de l'eau, ces jeunes garçons qui ne contenaient encore rien de bien précieux, allaient grâce à l'éducation se remplir du vin exquis de la science et des vertus. (Le mot "alumnat" vient du latin "alumnus" qui veut dire "nourrisson").

    L'alumnat du Saint Rosaire de Miribel les Echelles, dans le département de l'Isère, fut fondé en 1877 par le Père Frédéric Reynaud avec 8 élèves venus de Notre-Dame des Châteaux. J'ai rejoint cet alumnat en septembre 1968 et j'ai eu le triste privilège de faire partie de la dernière classe à y avoir fait ses études car il fut malheureusement fermé à la fin de l'année scolaire en juin 1969. 

    L'alumnat Ste Odile de Scherwiller fut fondé en 1920 par le Père Césaire Kayser dans un "Château", offert à la Congrégation des Pères Assomptionnistes par les époux Meyer. La donation eut lieu devant notaire le 16 mars 1920, et le 16 septembre de la même année l'alumnat ouvrit ses portes avec 18 élèves. Il fut placé sous le patronage de Ste Odile pour diverses raisons: d'abord parce que Ste Odile est la patronne de l'Alsace, ensuite parce que la généreuse donatrice Mme Meyer s'appelait Odile et avait exprimé le désir de voir sa maison placée sous le vocable de sa patronne, et enfin parce que Ste Odile avait vécu deux ans à Scherwiller, cachée chez une servante pour être soustraite à la fureur de son père Adalric. J'y ai été scolarisé de 1963 à 1968 (de la 7ème à la 3ème). L'alumnat fut malheureusement fermé en 1977, et vendu à la commune de Scherwiller en 1995. La grande salle qui avait déjà été transformée en dortoir et salles de classe par les Pères, est actuellement l'école maternelle de la commune de Scherwiller. Tous les bâtiments encore existants, excepté la chapelle qui devrait être transformée en musée, vont être démoli ce printemps 2008

     Je développerai prochainement l'histoire de ces trois alumnats...

    Daniel K         

        PS. Mon adresse email : kayser_dan@yahoo.fr 

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                   26 février 2008

                                  Je vous ai promis des articles concernant les trois alumnats de Notre-Dame des Châteaux, de Miribel-les-Echelles et de Scherwiller. Eh bien, chose promise, chose dûe! J'ai ajouté aujourd'hui dans le fichier, un article qui relate la fondation de l'alumnat Ste Odile de Scherwiller en 1920 par le Père Césaire KAYSER. Le Père Césaire est enterré à DINSHEIM SUR BRUCHE.   

    Daniel K

     

    November 07

    Le Père Césaire KAYSER

     
     
    Le Père Césaire KAYSER
     
        Père Césaire 03  
     
    Petit rappel historique de cette grande figure de l'Assomption.

    Césaire Joseph KAYSER est né le 15 novembre 1863 à Dinsheim (Bas-Rhin), en Alsace. Il fait ses études secondaires au collège de Matzenheim et, à 19 ans, connaît l'Assomption, dit-on, par l'intermédiaire d'un religieux de l' Orient, sans doute le P. Antoine Silbermann, alsacien de passage dans son village. Une de ses s?urs entrera elle-aussi, à son tour, dans la famille des Petites-Soeurs de l'Assomption. Devenu Allemand en 1870, le jeune Joseph dont les papiers ne sont pas en règle, saute dans un train à Avricourt (Moselle) pour passer la frontière et échapper aux investigations de la police, départ irrégulier qui ne sera pas sans conséquences. Il gagne l'alumnat de Mauville (Pas-de-Calais) où il recommence une partie de ses études (1882-1884). Le 8 septembre 1884, il prend l'habit à la communauté de la rue François 1er Paris, sous le nom de Frère Césaire, avant de gagner le noviciat en Espagne, à Osma. Il est reçu à la profession perpétuelle, le 18 septembre 1886, à Avila, et se lie d'amitié avec le futur P. Alfred Mariage, futur supérieur de la mission d'Orient où le Frère Césaire rêve d'être envoyé. La formation philosophique et théologique du Frère Césaire, sui generis, se fait sur le tas. Le P. Joseph Maubon, supérieur à Koum- Kapou (Turquie), supervise l'initiation du Frère Césaire aux sciences ecclésiastiques alors même que ce dernier est, sur place, directeur de l'école- séminaire (1886-1891). Le Frère Césaire est ordonné prêtre le 28 décembre 1888 à Constantinople par Mgr Bonetti. Très robuste de constitution, servi par une excellente mémoire, parfaitement bilingue (français-allemand), le P. Césaire apprend le turc très rapidement si bien qu'il peut prendre la direction de l'école de Brousse (1891-1894). A cette époque, des ingénieurs anglais, français et allemands prospectent la région et découvrent un gisement de chrome à Sultan-Chaïr, près de la presqu'île de Cyzique. Les ouvriers catholiques souhaitent la présence parmi eux d'un aumônier et tout naturellement le P. Césaire va s'établir au milieu de cette colonie européenne perdue dans les déserts d'Asie Mineure (1894-1895). La construction de la voie ferrée Constantinople-Bagdad le pousse à fonder un poste de mission à Eski-Chéïr dont il est supérieur de 1894 à 1905. Il y soutient aussi la petite communauté d'Oblates qui, contre vents et marées, dirigent une petite école qui a le don d'exciter le fanatisme du kaïmalan, gouverneur de la ville. Le soutien de l'ambassadeur français, M. Paul Cambon, est efficace pour obtenir le remplacement du gouverneur par un successeur plus libéral, Réchid Bey. Sans cesse le P. Césaire multiplie des voyages en Europe pour trouver des ressources et organiser une école avec internat et et externat. Expansif, joyeux, volontiers aventurier, il réussit même avec l'obtention d'un firman officiel, à faire construire une église paroissiale à Eski-Chéïr. N'a-t-il pas déjà pu obtenir en 1891 par des démarches répétées auprès de la chancellerie de Guillaume Il sa réintégration dans ses droits de citoyen allemand, éviter sa condamnation à une peine de prison de 50 jours et obtenir son exemption de service militaire? En plein pays musulman, le P. Césaire ne craint pas d'organiser pour la Fête- Dieu des processions sur la voie publique que les Turcs médusés appellent Gul-Baïram (fête des roses)? En 1896, n'a-t-il pas connu la prison pour avoir porté secours à un groupe d'Arméniens molestés par les Turcs? Il est vrai que son Oecuménisme pratique lui fait scolariser sans distinction toutes les composantes de la population et son dévouement sans frontière lui conquiert bien des sympathies. En 1905, le P. Césaire est rappelé en Alsace: le P. Emmanuel Bailly le charge d'établir, dans tous les diocèses limitrophes du Rhin de langue allemande, l'Archiconfrérie de Notre-Dame de l'Assomption. L'ancien missionnaire s'installe dans son pays natal, Dinsheim, et fonde le bulletin allemand Missionen. La guerre de 1914- 1918 l'éprouve: il comparaît 17 fois devant le Conseil de guerre à Strasbourg tandis que son compagnon, le P. Léonard Tardy est interné en Allemagne. Après la grande guerre, il a la grande joie de recevoir comme ordre de mission le soin de découvrir un terrain et une maison pour établir l'Assomption en terre alsacienne. La Providence lui fait rencontrer au cours d'un voyage la famille Meyer de Scherwiller qui met à sa disposition leur maison de famille qui va devenir le berceau d'un nouvel alumnat, où réside le P. Césaire à partir de 1925. Ses quêtes incessantes lui valent des difficultés avec l'évêque de Strasbourg, Mgr Ruch qui demande la fermeture du poste de Dinsheim. Il est question de l'éloigner à Scheidegg, en voie de fondation. Malade, le P. Césaire est soigné à la clinique Sainte-Odile de Strasbourg. Il y meurt le 18 septembre 1931, à 68 ans, usé par les fatigues d'une vie missionnaire ininterrompue. On a pu contester parfois le zèle intempestif du P. Césaire, on n'en admire pas moins sa générosité apostolique et son dévouement d'un désintéressement absolu pour sa propre personne. Mgr Ruch, oublieux d'un passé orageux, tient lui-même à le bénir sur son lit de malade à l'hôpital. Le 22 septembre, le P. Césaire est inhumé dans son village natal, à Dinsheim. 
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      Ci-dessous quelques photos de la tombe du Père Césaire KAYSER (1863 - 1931) qui a fondé l'alumnat Ste Odile de Scherwiller (voir le dossier complet ci-dessus dans la rubrique "dossiers"), et qui est enterré dans mon village à DINSHEIM SUR BRUCHE d'où il était originaire.  

                 Maisons fleuries 2008 306 Maisons fleuries 2008 308 Maisons fleuries 2008 309   

    L'inscription sur la pierre tombale est la suivante:

    Ici repose en Dieu

    le Père Césaire KAYSER

    1863  -  1931

    Augustin de l'Assomption

    missionnaire apostolique

    Consul d'Autriche - Hongrie

    1895  1905

    fondateur de la mission

    d'ESKY CHEHIR Anatolie

    et de l'alumnat Ste Odile

    Scherwiller  Bas-Rhin

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       Le Père Césaire KAYSER (Joseph, de son prénom d'état civil) qui porte le même nom de famille que moi, et qui comme moi est originaire de DINSHEIM n'a en revanche aucun lien de parenté avec ma famille. Il n'en reste pas moins que par le jeu des alliances familiales je suis en lointaine parenté avec certains de ses descendants.
          J'ai toujours éprouvé une certaine fierté à être originaire du même village que celui qui avait fondé l'alumnat de SCHERWILLER que j'ai fréquenté  de 1963 à 1968. Cet alumnat dont il a été le fondateur (voir le dossier qui lui est consacré) a malheureusement été démoli au courant de l'été dernier. Le Père Césaire n'avait certainement pas imaginé que cette maison qu'il avait créée dans les années 1920 et à laquelle il était tant attaché fermerait ses portes à peine 60 ans plus tard et serait détruite 20 ans après...
           Le 1er novembre dernier, fête de la Toussaint, lors de la célébration au cimetière de DINSHEIM, j'ai eu l'occasion de parler avec certains de ses petits neveux qui s'étaient recueillis devant sa tombe (voir photo ci-dessus) où sont également enterrés d'autres membres de sa famille. L'un d'entre eux, Pierre K. m'a alors confié une série de photos et de documents qu'il m'a autorisé à mettre en ligne...
    ci-dessous, une photo de sa maison natale à Dinsheim. Cette maison existe toujours et n'a pratiquement pas changé. Sur l'une des photos il est avec des membres de sa famille dont sa sopeur qui était religieuse. A remarquer que le portrait ci-dessous a été fait à la maison de la Bonne Presse 5 rue Bayard à Paris ...!
     
    Le père Césaire et sa soeur (religieuse) Le Père Césaire Maison natale du père Césaire
     
     
    Ci-dessous une carte postale où il porte la coiffe et le voile du rite orthodoxe. Lui et le père Tardy (à sa gauche) étaient membres honoraires de la communauté grecque de Constantinople (l'actuelle Istanbul). L'autre photo représente également le père Tardy. Le verso de la carte postale adressée à un membre de sa famille en date du 30 mars 1926 porte le texte suivant :
             " Merci mon cher Hubert pour tes bons voeux à l'occasion de la St Joseph (le père Césaire s'appelait Joseph). Tante Ludivine t'a écrit hier et elle t'a sans doute donné toutes les nouvelles. Moi je ne suis presque jamais plus à mon bureau et demain je pars jusqu'au lundi de Pâques. Papa est aujourd'hui à Scherwiller où les travaux avancent bien maintenant depuis que j'ai changé d'architecte et d'entrepreneur. Dans deux mois j'espère que tout sera terminé. Avez vous fini vos examens? Bonnes vacances et joyeux Alléluia.Avec mes prières, salutaions du parrain et de nous tous.
    Cher oncle.  (pour sa famille le père Césaire signait "cher oncle")   
     
     "Les travaux avancent bien" disait il ! Et aujourd'hui tout est rasé...... 
     
    Père Kayser et père Tardy recto  Père Kayser et père tardy verso  Le père Tardy
     
    Ci-dessous ses cartes de visite lorsqu'il était à ESKI-CHEHIR en Anatolie.
     
     
    Carte de visite du père Césaire 01   Carte de visite du père Césire 02 
     
     
                  Ci-desous encore une photo où il est le seul à porter une croix sur la poitrine, prise dans la communauté grecque de Constantinople
     
    Le père Césaire (avec la croix)
     
            Ci-dessous encore, son passeport établi en octobre 1928, donc bien après qu'il ait été consul à ESKI CHEHIR, qui indique qu'il est né à Dinsheim le 15 novembre et qu'il était domicilié à SCHERWILLER. Il avait besoin de ce passeport pour se rendre en Allemagne, à Scheidegg en Bavière, où il avait fondé une communauté religieuse.
     
     
    Passeport du père Césaire 01 ¨Passeport du père Césaire 02 Passeport du père Césaire 03Passeport du père Césaire 04 Passeport du père Césaire 05 Passeportdu père Césaire 07 
     
     
    Ci dessous une photo de la maison de SCHEIDEGG en Bavière.
     
    Maison de Scheidegg
     
         Ci dessous, la couverture de la revue "MISSIONEN" que le père Césaire qui maitrisait parfaitement la langue allemande, avait créée à Dinsheim après que la père Emmanuel BAILLY l'ait chargé d'implanter des communautés assomptionnistes dans les diocèses limitrophes de l'Allemangne. C'est d'ailleurs à la suite de cette mission que lui avait confiée le Père Bailly que le père Césaire a fondé l'alumnat de Scherwiller.
    A coté de la revue "Missionen" se trouve un sauf-conduit qui avait été délivré au père Césaire pour se rendre à Kehl en Allemagne.
     
    Revue fondée par le père Césaire     Sauf-conduit du père Césaire 
     
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